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Lyre isthme de la poésie

Lyre isthme de la poésie

Poésie Musique Horoscope Bach Tchaikovsky et autres Compositeurs

Publié le par Kyn Labour
Publié dans : #poème, #texte, #requiem, #psaume, #résilience, #hommage

 

 

 

SANS RÉSISTANCE

Sans résistance du profane au divin

Cent résistances à l'obscurantisme

SANS RÉSISTANCE

 

 

 

 

 

SANS RÉSISTANCE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                          à Ali.

 

1.

 

 

 

 

REQUIEM PASSIONNEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2.

 

 

INTROÏT

 

 

 

« Requiem aeternam dona ei, Domine, et lux perpetua luceat ei. »

« Seigneur, donne-lui le repos éternel, et que la lumière perpétuelle luise pour lui. »

 

« Yigadal veyiqadash she’meh raba, be’alma di vera khirouteh… »

« Magnifié et sanctifié soit le grand Nom, dans le monde qu’Il a créé selon sa volonté… »

 

 

J’ai psalmodié le Qaddish Avelim

J’ai psalmodié les pensées chrétiennes

J’ai entendu les prières musulmanes.

 

Empreinte de chagrin, de colère,

À la douleur de tout mon être

J’ai refusé, je t’ai refusé, mon Hère

De partir, de me rendre, mon Être

La Shekhina.

La Shekhina,

Je t’en bénissais à chaque voyage,

Elle te protégeait pour me revenir.

Ma nuée de lumière, vers les rivages

Te guidait pour à nouveau nous unir.

 

Empreinte de chagrin, de rage

À la douleur de toute mon âme

J’ai fermé, je t’ai enfermé sans ménage

Psalmodié incantations et charmes

La Shekhina.

La Shekhina,

Je ne l’ai rappelée. Nuée sombre

Est devenue, balayant tout espoir,

Absorbant tout éclat, laissant l’ombre

Guider les orphelines dans le noir.

 

 

3.

 

 

KYRIE ELEISON

 

 

 

Kyrie eleison

Christe eleison

La douleur m’a faite « pauvre de Dieu »

 

Kyrie eleison

Christe eleison

Sera-t-il Seigneur miséricordieux ?

 

 

Kyrie eleison

Christe eleison.

Le chagrin nous est un air mélodieux.

 

 

 

Kyrie eleison

Christe eleison

La douleur m’a faite « pauvre de Dieu »

 

Kyrie eleison

Christe eleison

Sera-t-il Seigneur miséricordieux ?

 

 

Kyrie eleison

Christe eleison.

Le chagrin nous est un air mélodieux.

 

 

 

Kyrie eleison

Christe eleison

La douleur m’a faite « pauvre de Dieu »

 

Kyrie eleison

Christe eleison

Sera-t-il Seigneur miséricordieux ?

 

 

Kyrie eleison

Christe eleison.

Le chagrin nous est un air mélodieux.

 

 

 

4.

 

 

GRADUALE ET TRACTUS

 

 

 

« Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceateis. In memoria aeterna erit justus : ab auditione mala non timebit »

 

« Donne-leur le repos éternel, Seigneur, et que la lumière éternelle s’illumine. Le juste restera dans un souvenir éternel, duquel il n’a pas à craindre une mauvaise réputation. »

 

Mes frères, laissez au monde des profanes,

Ce que son âme retenait.

Ô ! Mes frères, laissez la fleur qui se fane, 

Elle ne nous appartenait.

 

Mes frères, épargnez-lui la réprobation,

« Belle de nuit », il éclaira.

Mes frères, épargnez-lui l’abomination

Des ténèbres. Ressuscita.

 

Mes frères, laissez au monde des profanes,

Ce que son âme retenait.

Ô ! Mes frères, laissez la lumière diaphane,

Baigner vos prières égrenées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5.

 

 

DIES IRAE

 

 

 

« Dies Irae, Dies illa,

Solvet saeclum in favilla

Teste David cum sibyla ! »

 

« Jour de colère, ce jour-là,

Il réduira le monde en cendre,

David l’atteste, et la Sibylle ! »

 

Mes frères, vous, mes ennemis

Aujourd’hui. Laissons de côté

Toute cette haine. Amis

Redevenons. À mes côtés,

Oui, rangez-vous, pour affronter

L’unique : douleur ennemie.

 

Mes frères, les fils d’Abraham,

Acceptez qu’il soit la cendre,

Laissez s’élever, Elle, son âme,

Laissez l’enveloppe descendre.

Je ne pourrais les défendre

Du jour de colère, vos âmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6.

 

 

OFFERTORIUM

 

 

 

« Hostias et preces tibi, Domine, laudis offerimus. Tu suscipe pro animabus illis, quarum hodie memoriam facimus : Fac aes, Domine, de morte transire ad vitam, quam olim Abrahae promisisti et semini ejus. »

 

« Nous vous offrons, Seigneur, le sacrifice et les prières de notre louange : recevez-les pour ces âmes dont nous faisons mémoire aujourd’hui. Seigneur, faites-les passer de la mort à la vie, que vous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité. »

 

J’inonderai la terre de mes larmes,

De ce chagrin, naîtra la sagesse.

Douleur ! Je ne prendrai point les armes !

De côté ma qualité de jugesse !

 

En sacrifice, je vous laisserai

Mon amour. À jamais le garderai

Derrière le voile de ma pensée.

De la vie à la mort il est passé.

 

J’inonderai la terre de louanges,

De cet éloge, naîtra l’Esprit Saint.

Je le laisserai me guider, l’Ange,

Lui, à la lumière de son dessein.

 

En sacrifice, je vous offrirai

Mon amour. À jamais l’écrirai

Dans la poussière. Suis-je insensée

De vouloir le ressusciter du passé ?

 

Oh Seigneur, reçois mon offrande !

Oh Seigneur entend ma prière !

 

 

 

 

 

7.

 

 

SANCTUS

 

 

 

« Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dominus Deus Sabaoth ; pleni sunt coeli et terra gloria tua.

Hossana in excelsis.

Benedictus qui venit in nomine Domini.

Hosanna in excelsis. »

 

« Saint, Saint, Saint le Seigneur, dieu des Forces célestes. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux. »

 

 

 

Ô Saint Seigneur, nos Corps se sont épris !

Ô Saint Seigneur, nos Corps obéissants,

Ô Saint Seigneur, reviennent les Âmes,

Ô Saint Seigneur, Essence, la Flamme !

 

Hosanna au-delà

Hosanna infini

 

Ô Saint Seigneur, et j’ai enfin appris,

Ô Saint Seigneur, de votre armée. Versant,

Ô Saint Seigneur, de votre armée, le Sang,

Ô Saint Seigneur, celui de nos origines.

 

Hosanna au-delà

Hosanna infini

 

Ô Saint Seigneur, je reconnais l’Esprit,

Ô Saint Seigneur, notre divin, l’Esprit.

Ô Saint Seigneur, vers toi, guide. Digne

Ô Saint Seigneur, résilience. Sanctus

 

Sanctus

Sanctus

Dominus

Deus Sabaoth.

 

 

 

8.

 

 

AGNUS DEI

 

 

 

« Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserere nobis.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, miserere nobis.

Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi, dona nobis pacem. »

 

« Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, aie pitié de nous.

Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, aie pitié de nous.

Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, donne-nous la paix. »

 

 

 

À celui qui s’offrit en sacrifice

À celui qui embrassa pêcheurs

Et vertueux, j’accepte la mort

J’accepte ton repos, tes honneurs

 

À celui qui

 

 

À celui qui promit l’édifice

À celui qui reprit les doutes

Et les espoirs, je Leur bâtirai

Je bâtirai Leur église, Leur route

 

À celui qui

 

 

Pace

Salam

Shalom

 

 

À celui qui, cru en cette heure

À celui qui, m’intima l’amour

Et point la haine, j’accepte la vie

J’accepte de Leur porter secours

 

À celui qui

 

 

À celui qui m’aima, Commandeur !

À celui qui préféra la Mer

À la Terre, je me baigne, Ô,

Je me baigne de ta lumière.

 

 

 

9.

 

 

COMMUNIO

 

 

 

« Lux æterna luceat eis, Domine, cum sanctis tuis in æternum, quia pius es »

 

"Que la lumière éternelle luise pour eux, Seigneur, au milieu de tes Saints et à jamais, car tu es miséricordieux. »

 

 

Sur le parchemin, se lient le défunt et les bien-vivants

Tels nos écritures baignées d’une douce lumière.

Nos langues ne sont pas mortes : elles guident les suivants

Sur le chemin de la miséricorde. À la poussière

S’abandonner, et, communier comme le premier vivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10.

 

 

ABSOUTE

 

 

 

« Libera me, Domine, de morte aeterna… »

 

« Délivre-moi, Seigneur, de la mort éternelle… »

 

 

Laissons aller l’homme au Divin

Gaies ses aurores

Ses heures passées

Entrelacés…

 

Laissons aller l’homme au Divin

Gaies ses aurores

Ses heures effacées

Et liées.

 

Laissons-le se délivrer

Des tristes crépuscules.

Les crépuscules

De la discorde.

 

Miséricorde

À nos pairs,

À nos pères.

 

Absolution.

 

 

« Domine, et lux perpertua luceat eis. Cum sanctis tuis in aeternam, quia es.»

« Que ta lumière éternelle luise pour eux, en compagnie de tes saints, durant l’éternité, parce que tu es bon. »

 

« Veyamlikh qoudsha berikh hou, b’malkhuteh viqareh. »

« Et le Saint, béni soit-t’Il, régnera dans Sa royauté et Sa splendeur. »

 

 

 Requiem 

11.

 

 

 

 

9.11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12.

 

   

    9.11

 

 

 

    J’ai veillé, dans les ténèbres, ceux déjà morts et ceux à venir.

    J’ai, veille, l’âme, d’une nouvelle ère, à scintiller.

    J’éveillerai, le cor, lumière cuivrée à retenir…

    L’arme

 

    Abaddon.

 

    Je suis Abaddon

    J’abondais, noirceurs, ventres gonflés d’âmes à vomir.

    J’abonde, le monde de haine, à dominer.

    J’abonderai, rai de lumière pâle à revenir…

    L’arme

 

    Abaddon.

 

 

 

 

 

 

 

 

    Il est Abaddon,

 

13.

 

 

    L’ange aux yeux de pierre.

 

 

 

    Des armées de guerriers, il lèvera

    Cet ange aux yeux de pierre. Semblable

    À un vrai semblable. Appellera

    À remonter des abîmes insondables,

    Désarmer le genre humain. Anéantir,

    L’ange aux yeux de pierre. Impardonnable,

    Ordonnera tourmente. Aucun repentir

    Ne sera entendu. Impitoyables

    Des armes et des chants de destruction.

 

    Elle ne pourra se rendre

    Cœur sans rancœur

    Des armes, elle rend

    Désarmée, errant

    Entre deux mondes

    Elle ne pourra se rendre

    Cœur sans honneur.

 

    Des avoués d’un monde en déclin,

    Proches fidèles missionnaires de l’ange.

    Ils se rapprochent, démons orphelins,

    Ils éclaboussent de peur et dérangent.

    Désavoués, lancent dehors aiguillons,

    L’ange aux yeux de pierre. Le bel archange

    Vers une résignation. Réveillons !

    Les sonorités d’un plus bel effet ! Étrange…

    Des voix… Le silence. Apocalypse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14.

 

 

 

 

 

Les champs

Psaumes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15.

 

 

    Les champs

 

 

 

    Silence !

 

 

    Les chants de l’Apocalypse

    Se taisent

 

    Les champs s’étendent, les Maures

    S’apaisent

 

    Les chants de Lumière éclipsent

    Ils se taisent

 

    Les champs, mornes plaines de Morts

    Ils s’apaisent.

 

    Silence 

 

    L’Humanité est née

    Ainée

    De la suivante.

 

 

    Silence…

 

 

    Le souffle, une langue morte

    Heureuse, reprend son haleine

 

    Le souffle, une langue de terre

    Heureuse, l’accueille sans haine.

 

    Silence

 

    L’Humanité est née

    Puînée

    De la cédante.

 

 

16.

 

 

    Les chants

 

 

 

    Les chants

 

    Dans les champs, l’humanité

    Nouvelle se lève. Louanges,

    Remerciements. L’Absoluité

    De l’Unique, aussi étrange

    Soit-elle !

 

    Les chants

 

    Des voies : de la terre au divin,

    D’or au soleil, comme les blés.

    Grenat les rivières de vin ;

    Grâces louées des Assemblées,

    Soient-elles !

 

    Les chants

 

    Délivrés de leurs oppresseurs,

    Tous les esprits se souviennent :

    Pères, Mères, Frères et Sœurs

    Du livre des Psaumes. Le règne

    Soit-il !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17.

 

 

Psaumes

 

 

 

Alors pour les générations perdues,

Que les tambours, violes… Silence !

Que les cors aux chalumeaux… Silence !

Et pour les générations attendues

Résonnent

Raisonnent.

 

 

 

 

Psaume 120

 

7. « Je suis pour la paix ; mais dès que je parle, ils sont pour la guerre. »

 

 

 

Le livre des Psaumes

Sefer Tehilim

Kitab Al Mazamir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18.

 

 

 

 

CENT RÉSISTANCES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kyn Labour

 

Ali espérait qu'un jour les enfants pourraient entrer à nouveau en toute liberté dans les églises, synagogues et mosquées quelle que soit la filiation, l'appartenance religieuse...

Ali espérait qu'un jour les enfants pourraient tous ensemble écouter les histoires de Grand-Papa, Saba et Baba...

Il espérait également que les enfants chaparderaient les douceurs préparées par Nanie, Safta et Nana...

Il espérait tant... Lui qui avait réussi à mener au bout du monde, des hommes que tout opposait : la religion, l'éducation et parfois la guerre...

Il est parti en mer il y a si longtemps, là, où l'appartenance à une nation ne fait ni foi ni loi...

En son hommage...

 

"Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer."

Aristote

 

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